Accueil / Actualités / Représentation / Publications / Communiqués de presse / Les étudiants apprentis sont-ils vraiment entendus ?

Les étudiants apprentis sont-ils vraiment entendus ?

A l’attention de Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre d’État au Travail, et Madame la Ministre d’Etat de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation,

 

Les apprentis ne sont pas entendus !

Le 12 et 13 octobre 2017, le Président de la République a reçu les différents syndicats de travailleurs dans le but d’une réforme de l’apprentissage prévue au printemps 2018. Aucun représentant des étudiants n’est, pour le moment, convié à ces rencontres qui sont l’occasion de reconstruire l’apprentissage sur des bases solides et qui ne peuvent se réaliser sans le point de vue et les avis des apprentis.

 

Pourquoi cette réforme ?

La grande majorité des présidents se sont attaqués à cette réforme et ont échoué. D’année en année le constat reste le même : l’apprentissage est plébiscité par les français mais le nombre d’apprentis reste constant (420 000 apprentis en 2007 pour 405 000 en 2014).

En y regardant de plus près, la tendance n’est pas similaire selon le niveau d’étude. En effet, l’apprentissage dans l’enseignement supérieur, et plus particulièrement dans les écoles d’ingénieurs, est en constante expansion. Les formations en apprentissage dans les écoles d’ingénieurs ont débuté dans les années 1990 et aujourd’hui 2 écoles sur 3 proposent la voie de l’apprentissage dans leur cursus.

Sur près de 140 000 élèves-ingénieurs, 15% suivent un cursus en apprentissage. Notre association, le Bureau National des Etudiants Ingénieurs (BNEI), représentative de la filière ingénieure et fédérant l’ensemble de ses étudiants, souhaite défendre les intérêts des apprentis-ingénieurs et valoriser cette voie.

Le BNEI partage un objectif commun à ces différents gouvernements, à savoir l’augmentation des effectifs tout en conservant une qualité de l’enseignement et une égalité face au cursus de formation initiale.

 

Dans quelles conditions ?

Le BNEI souhaite faire entendre la voix des apprentis-ingénieurs et être moteur de ce cursus.

Encore beaucoup d’axes de progression restent à développer :

  • Sécurisation des contrats : le BNEI est témoin de situation où des étudiants se retrouvent sans emploi et contraints d’abandonner leur formation d’ingénieur, cette situation n’est plus acceptable, les entreprises et les CFA doivent s’engager à replacer ces étudiants le plus rapidement possible,
  • Recherche d’emploi : encore trop d’étudiants sont écartés des cursus en apprentissage faute de trouver un contrat. Une aide personnalisée doit être proposée aux candidats afin de les accompagner au mieux dans leur recherche d’entreprise. Cet accompagnement peut passer également par la centralisation des offres d’apprentissage et une simplification pour les PME à créer un poste d’apprenti. Il ne faut pas avoir peur de favoriser les partenariats inter-régionaux afin de faciliter une mobilité nationale des apprentis. De plus, les entreprises doivent être conscientes de cette situation et être les premières à aider ces apprentis,
  • Mobilité internationale (académique et professionnelle) : les apprentis ont encore trop de difficultés à réaliser une réelle séquence internationale. Ces dispositifs sont difficilement applicables aux formations en apprentissage, de par le rythme d’alternance, le contenu des cours ou bien le contrat qui peut être un frein.  La recommandation de la CTI de 3 mois de cursus à l’international est inatteignable pour les écoles ne possédant pas de campus à l’étranger. De plus, certains établissements, pour respecter la recommandation de la CTI, imposent aux entreprises d’envoyer les apprentis à l’étranger. Mais cette contrainte peut poser des difficultés aux entreprises et plus particulièrement aux PME qui n’ont pas forcément de filiale hors du territoire français. Un dispositif ne défavorisant pas la création d’offres d’apprentissage et permettant de respecter les recommandations de la CTI doit être trouvé,
  • Statut d’apprenti : actuellement les apprentis possèdent un double statut, entre étudiant et salarié. Afin d’augmenter le nombre d’apprentis, un statut légal doit être clairement défini.

Le BNEI demande à participer à une réflexion approfondie, en partenariat avec le Ministère du Travail et le Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation afin de porter la voix des apprentis-ingénieurs et de contribuer au développement de l’apprentissage.

 

Le dialogue avec les apprentis-ingénieurs et la considération de leurs propositions sont indispensables à la construction d’une réforme solide et viable. Le BNEI souhaite travailler dans ce but !

Contact Presse :

Jérémie Galland – Président du BNEI – 06 82 20 74 03 – president@bnei.fr

Ibrahim Chenouf – Pôle Représentation – 06 29 20 50 57 – representation@bnei.fr

[CdP] Les étudiants apprentis sont-ils vraiment entendus ?

Regardez aussi

L’Etat s’attaque aux frais d’inscription des étudiants extra-communautaires

Selon une note interne révélée par l’Agence France Presse (AFP) en date du lundi 14 …