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La mobilité, oui, mais à quel prix ?

Attirer dans nos établissements la diversité du monde actuel est une importance capitale. Notre association, le Bureau National des Elèves Ingénieurs (BNEI), représentative de la filière ingénieur et fédérant l’ensemble des élèves ingénieurs, soutient cette idée.
En effet, la dimension internationale de nos sociétés doit continuer à se développer dans nos écoles. Et il est également important que les étudiants français puissent partir facilement découvrir d’autres pays, cultures et enseignements en toute facilité.

En revanche à quel prix ?

Parce que oui, la mobilité a un coût et il est élevé. Si les systèmes de bourses doivent se développer pour l’accueil des étudiants étrangers, il est plus qu’important et primordial de développer les systèmes de bourses pour les étudiants français voulant partir en mobilité. En effet, nous avons souvent observé de réelles difficultés à financer les séjours à l’étranger pour les élèves ingénieurs.
Rappelons que cette mobilité, obligatoire dans beaucoup d’écoles, s’effectue souvent dans le cadre d’un stage ou d’un semestre d’étude. Dans le premier cas, il est très rare que les stagiaires touchent un salaire, dans le second, les bourses sont souvent insuffisantes.

Au coût d’un loyer à l’étranger (s’ajoutant parfois à celui d’un logement gardé en France), il faudra ajouter le coût de la vie ou encore d’éventuels frais d’inscription.
Ces frais sont aujourd’hui assumés par la famille, des prêts étudiants ou encore des jobs étudiants pendant les années d’étude, et en part moindre par des bourses. Dans le contexte de départ obligatoire à l’étranger, il est difficilement imaginable de laisser les élèves ingénieurs endosser la majeure partie des coûts d’un élément indispensable pour l’obtention de leur diplôme.
S’il est indéniable que le développement de la mobilité entrante et sortante est un axe de développement majeur pour nos établissements, le BNEI tient à souligner que ce processus doit s’accompagner d’un renforcement important d’aides financières vers les étudiants voulant venir en France ou en partir le temps de quelques mois.

La mobilité se présente aujourd’hui comme un axe stratégique de développement pour la France, le BNEI encourage donc les établissements et l’Etat à développer leur politique dans cette optique pour les années à venir.

 

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