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La Mise en place du LMD dans les écoles d’Ingénieurs

 

A l’heure de l’Harmonisation Européenne des diplômes, les écoles d’ingénieurs et le titre d’ingénieur se doivent de maintenir leur place dans l’architecture de l’enseignement supérieur.

La mise en place concrète du LMD dans les écoles n’a pour l’instant jamais été l’objet d’un cadrage suffisamment précis pour obtenir des garanties sur l’avenir de la formation d’ingénieur. Les différentes expérimentations menées actuellement dans les écoles nous apportent d’ors et déjà des éléments de réflexion intéressants.

Nous sommes très attachés au fondement même du titre d’ingénieur actuel, soit une formation professionnalisante à Bac+5 très reconnue dans le monde professionnel.

Nous considérons qu’il est superflu de vouloir mettre en place des sorties professionnalisante au niveau L dans les écoles. Les architectures actuelles des formations ne permettent pas ce genre d’adaptation, qui de plus ne correspond pas à l’objectif premier d’une école d’ingénieur.

Nous souhaitons aussi que la mise en place des crédits ECTS ne soit pas simplement basée sur une simple conversion du volume horaire de chaque unité d’enseignement. Les ECTS doivent être construits autour des connaissances acquises, afin que la mise en place d’échanges entre établissement se fasse autour de projets cohérents de formation.

Concernant la délivrance du Diplôme National de Master (DNM), nous considérons qu’il serait très dangereux et nuisible à la lisibilité et la reconnaissance du titre d’ingénieur que de le délivrer en parallèle de ce dernier. Le titre d’ingénieur ne doit pas faire l’objet d’un amalgame avec le DNM. Sa reconnaissance actuelle alliée à l’équivalence automatique au Grade M (Master’s Degree, en termes de crédits ECTS) lui suffisent à ouvrir les portes de la mobilité Européenne.

Les demandes d’habilitation qu’effectuent certaines écoles pour des masters pro (MP) sont une démarche que nous n’approuvons pas. Il n’est en effet pas concevable pour un établissement de délivrer en même temps deux diplômes à vocation professionnalisante au même niveau de sortie. Cela nuirait encore une fois à la lisibilité du titre d’ingénieur, et tendrait, à terme, à rapprocher beaucoup trop les formations d’ingénieur des formations universitaires.

A l’inverse, l’habilitation de master recherche (MR) à effectuer en parallèle de la dernière année d’école (pour le M2) est une démarche qu’il faut maintenir. Celle-ci permet d’ouvrir les écoles d’ingénieurs sur la recherche et ainsi contribuer à leur reconnaissance dans le monde de l’industrie. L’insertion professionnelle des futurs ingénieurs diplômés en dépend. Il est intéressant de développer les collaborations entre laboratoires des écoles et des universités afin d’offrir un maximum d’ouvertures vers le D du LMD, reflet du niveau d’excellence de nos établissements.

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